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Économie Mexique – Chute historique du PIB de 17,3% au 2ème trimestre

Malmenée par la pandémie de coronavirus, l’économie mexicaine, la deuxième d’Amérique latine derrière le Brésil, a plongé de 17,3% au deuxième trimestre.

 

C’est la plus forte chute jamais enregistrée, selon une première estimation de l’Institut national mexicain des Statistiques (INEGI) publiée jeudi.

Le Produit intérieur brut (PIB) «a reculé de 17,3% en termes réels au cours du trimestre avril-juin 2020 par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières», a précisé l’INEGI dans un communiqué.

Article du 01 mai 2020 – Baisse du PIB – L’économie mexicaine est elle en recession ?

L’économie mexicaine, la deuxième d’Amérique latine derrière le Brésil, a reculé de 2,4% au premier trimestre par rapport à la même période de 2019, selon la première estimation de l’Institut national mexicain des Statistiques (INEGI).

Selon cette estimation publiée jeudi, l’activité industrielle, qui représente un tiers du PIB, a chuté de 3,8%, tandis que le secteur des services, qui comprend le commerce de détail et couvre près de 60% de l’économie, a chuté de 1,4%.

En revanche, les activités du secteur primaire, comme l’agriculture et l’élevage, ont augmenté de 1,2%. Par rapport au quatrième trimestre 2019, le PIB mexicain a diminué de 1,6%, a ajouté l’INEGI, confirmant ainsi une tendance à la baisse visible depuis plusieurs mois.

Les résultats de ce premier trimestre de l’année montrent les faibles performances de l’économie mexicaine depuis 2019, année où elle avait perdu 0,1%, sa première baisse en une décennie. Les analystes avaient alors souligné que la détérioration était principalement due à un ralentissement des investissements suscité par le climat d’incertitude autour des mesures prises par le président Andrés Manuel López Obrador.

Pour 2020, les perspectives de l’économie mexicaine ne sont pas plus réjouissantes au vu du ralentissement de l’activité, conséquence de la pandémie de coronavirus. Des analystes prévoient une baisse de plus de 8%, ce qui rendrait peu probable l’objectif de López Obrador de réaliser une croissance moyenne de 4% pendant son mandat.

Jeudi, le président de gauche a déclaré que le ralentissement de l’économie était moindre que prévu et a réitéré sa stratégie pour limiter la casse : plus de mesures d’austérité, l’octroi de microcrédits et la poursuite des travaux d’infrastructure. «Certains avaient prédit que la baisse allait être plus importante et heureusement, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas pour autant gagné la partie et le plus difficile reste à faire», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse matinale quotidienne.

Article du 29 avril 2020 – Russie, Brésil, Mexique… les pays émergents sont les grands perdants de la crise !

Alors que les mesures de soutien de la Chine, des Etats-Unis et de l’UE atténueront quelque peu le choc de la crise, cette dernière devrait être particulièrement meurtrière pour les pays émergents, l’aide internationale pouvant s’avérer insuffisante, selon une étude de l’assureur-crédit Coface.

Les conséquences de la crise seront « plus fortes » pour les émergents, avertit la Coface dans une étude. « Alors que l’attention s’est jusqu’ici essentiellement portée sur la Chine, l’Europe et les États-Unis, les conséquences de la pandémie de Covid-19 seront sans doute encore plus fortes sur les économies émergentes », a souligné la Coface.

L’assureur-crédit rappelle que la dette publique des émergents se trouvait à son plus haut niveau historique avant l’apparition de l’épidémie et que beaucoup de pays se retrouvent désormais dans « l’incapacité d’émettre des obligations en monnaie locale », et sont donc contraints de se financer à un coût plus élevé principalement en dollars.

Selon les chiffres de l’assureur-crédit, les ventes d’obligations et d’actions de 24 marchés émergents par des investisseurs étrangers ont dépassé en mars 80 milliards de dollars, « soit 4 fois plus qu’au cours du dernier trimestre 2008 » lors de la crise financière, montrant ainsi des sorties massives de capitaux vers des marchés jugés plus sûrs.

Au premier trimestre, les émergents ont aussi connu une dépréciation de leur devise, les plus fortes ayant été enregistrées au Brésil, en Afrique du Sud, en Russie et au Mexique (plus de 25%).

D’une manière générale, les émergents font face à trois chocs économiques : les mesures de confinement qui mettent l’économie à l’arrêt, la chute brutale des cours du pétrole et celle des recettes touristiques.

Face à cette situation, la Coface prévient que les financements supplémentaires prévus par les organisations internationales comme le FMI, « ainsi que les aménagements de dette annoncés par les pays créanciers » parviendront à aider « de nombreux pays à bas revenu », mais ils « devraient être peu utiles pour les grands émergents ».

Source – crédit Coface

A lire notre dossier économique sur le Mexique : Pétrole, tourisme, remesas…le Mexique entre en récession ! Que disent les experts ?

La plupart des banques ont annoncé une contraction certaine de l’économie mexicaine pour 2020 pouvant atteindre -4,5% arguant que le Covid-19 frappe une région fortement dépendante du pétrole mais aussi du tourisme et des envois de fonds qui proviennent des immigrés mexicains vivant principalement aux États-Unis.

L’estimation de la croissance économique présentée par le trésor mexicain le 1er avril dernier, entre – 3,9% et 0,1% est similaire à celle attendue par certaines organisations et banques comme Banorte: -3,5% en 2020 ou Moody’s: – 3,7% mais demeure beaucoup plus optimiste que les chiffres de la banque Bank of America: -8,0% ou JP Morgan: -7,0%.

Très pessimiste, la banque Bank of America prévoit une baisse de 8% du PIB au Mexique et justifie cette révision pour 2020 par l’impact négatif sur le commerce et la baisse des envois de fonds (remesas) que le pays ne recevra pas en raison de la contraction économique estimée à 6% aux États-Unis cette année.

Source – Le Grand Journal du Mexique 

Touracancun 728