L’ambassadeur du Mexique en France s’exprime sur RFI et Europe1 ! (Video)

INTERNATIONALES reçoit l’Ambassadeur du Mexique en France, Juan Manuel Gomez-Robledo. L’Etat mexicain va-t-il devoir se soumettre au diktat américain, ou se tourne-t-il vers de nouveaux partenaires ? Quelles cartes le président Pena Nieto a-t-il en main ?

Avant d’être nommé à Paris, il occupait dans le gouvernement mexicain le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires multilatérales et aux Droits de l’Homme. Nous l’interrogeons notamment sur les préoccupations de l’ONU, concernant l’impunité au Mexique, le climat d’insécurité et de violence qui prévaut dans ce pays.

Alors que la tension diplomatique est à son comble avec le voisin américain, nous évoquons la question du mur censé empêcher les Mexicains de franchir illégalement la frontière, les expulsions massives programmées par l’administration américaine, la menace de taxer les produits mexicains importés aux Etats-Unis, comment le Mexique va-t-il réagir à cette nouvelle donne ?

L’Etat mexicain va-t-il devoir se soumettre au diktat américain, ou se tourne-t-il vers de nouveaux partenaires ? Quelles cartes le président Pena Nieto a-t-il en main ?

Juan Manuel Gomez-Robledo est interrogé par Philippe Dessaint (TV5-Monde), Christophe Ayad (Le Monde) et Sophie Malibeaux (RFI).

Ecouter son intervention sur RFI

L’ambassadeur s’exprime aussi sur Europe 1 (regarder le viséo en bas de page)

Depuis Trump, « l’irritation est au plus haut niveau au Mexique », affirme l’ambassadeur en France ! S’il s’étonne de la teneur des propos de Donald Trump sur les expulsions de clandestins des Etats-Unis, l’ambassadeur mexicain en France préfère privilégier le dialogue. Interview !

« L’irritation est au plus haut niveau au Mexique. Cette irritation est naturelle, elle est le fait d’un pays qui s’est senti humilié par un certain nombre de propos ». Invité de la matinale d’Europe 1 vendredi, Juan Manuel Gomez-Robledo, ambassadeur du Mexique en France, a réagi aux déclarations de Donald Trump, la veille, sur l’expulsion des immigrés clandestins mexicains aux Etats-Unis.

« Une façon de travailler assez troublante ». Le président américain a en effet affirmé jeudi que les efforts engagés par son administration pour expulser ces immigrés clandestins était « une opération militaire ». A peine deux heures après, son secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, le contredisait en affirmant que les Etats-Unis ne feront « pas usage de l’armée en matière migratoire ». « Cette façon de travailler est assez troublante, c’est le moins que l’on puisse dire », estime Juan Manuel Gomez-Robledo. « Cela dit, un dialogue vient de se mettre en place. Les deux secrétaires américains se sont engagés à ce qu’il n’y ait pas de déportations ou d’expulsions massives, à ce que l’armée ne soit pas impliquée, et surtout, à ce que ces expulsions – si elles ont lieu – aient lieu dans le cadre de l’état de droit et dans le plein respect des Droits de l’Homme et des ressortissants mexicains. Nous avons confiance dans les gages de sécurité que nous a donnés l’administration américaine », se rassure l’ambassadeur.

« Nous avons besoin l’un de l’autre ». « Nous allons pouvoir travailler ensemble sur tous les sujets, et en partant du principe que tous les sujets sont liés. Le commerce est indissociable de la migration, de la sécurité, et de tout ce qui fait de cette relation une relation extrêmement dynamique », affirme l’ambassadeur mexicain en France. « On finira par trouver des solutions, nous avons besoin l’un de l’autre », martèle le diplomate. Des conversations sur le commerce seront d’ailleurs entamées prochainement entre les deux pays. Mais Juan Manuel Gomez-Robledo, le mur que Donald Trump veut bâtir à la frontière ne sera pas abordé. « Nous avons convenu avec les Américains de ne plus en parler », assure-t-il. « Nous n’allons pas parler d’une question sur laquelle nous n’arriverons jamais à nous mettre d’accord ».

La crainte d’un « nationalisme exacerbé ». L’ambassadeur l’affirme : ce qui effraie le plus les Mexicains depuis l’investiture de Donald Trump, « c’est de perdre 23-24 ans de construction d’une relation de confiance et de coopération ». « Ce qui nous fait peur, c’est à nouveau un climat de défiance, de nationalisme exacerbé. On l’a connu dans notre histoire, on ne voudrait pas que cela se répète », explique Juan Manuel Gomez-Robledo. « C’est préjudiciable pour ces deux pays qui sont voisins pour la vie ».

Source – Europe1


Depuis Trump, « l’irritation est au plus haut… por Europe1fr

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