Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 (11 juin-19 juillet) sera donné dans 100 jours. L’occasion de faire le point complet avant la grande compétition de football.
Les Etats-Unis sous tension
A 100 jours du Mondial, les Etats-Unis sont sur toutes les lèvres mais pas pour la compétition justement. Entre la guerre des taxes douanières contre le monde entier, le Groenland, ses revirements sur son soutien à l’Ukraine, sa politique d’immigration et les questions autour de l’ICE… Donald Trump et sa politique font débats. Des manifestations pour appeler au boycott de la Coupe du monde ont eu lieu mais les arrestations parfois brutales ont provoqué une vague de protestation, qui ont culminé avec la mort de deux citoyens américains tués par des agents fédéraux et entraîné la fin des raids.

L’inquiétude au Mexique
À moins de 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, plusieurs représentants de la FIFA se sont rendus au Mexique pour faire le point sur l’organisation et la sécurité dans le pays, en proie à un déchaînement de violences après la mort d’un chef de cartel.
« Tout va très bien, tout sera fantastique », rassurait Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA), mardi 24 février. « Nous avons passé en revue les protocoles de renseignement, de prévention et de déploiement opérationnel qui seront mis en oeuvre lors de cet événement international. Grâce à un travail conjoint et à une coordination entre le gouvernement fédéral, les États et les municipalités, la sécurité de la population et des visiteurs de notre pays pendant la Coupe du monde sera assurée », promet Omar Garcia Harfuch, secrétaire fédéral à la Sécurité et à la Protection des citoyens.
Des déclarations qui vont dans le sens de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qui affirme que « la sécurité est garantie » et que « le dispositif de surveillance et d’inspection mis en place est suffisant pour assurer l’absence totale de problèmes et faire de cette Coupe du monde un événement réussi, où les visiteurs viendront se divertir paisiblement ».
Après l’annonce de l’annulation par la FIFA de 40 % des 2 000 réservations qu’elle avait effectuées à Mexico, Gabriela Cuevas, représentante du Mexique pour la Coupe du monde, a précisé qu’il s’agissait uniquement de la libération de chambres après l’expiration du délai imparti pour les bloquer…!! ??
L’Iran, l’Irak vont-t-ils disputer le Mondial ?
Alors que l’Iran fait face aux bombardements israéliens et américains, qui ont provoqué la mort du guide suprême Ali Khamenei, les instances du football iranien ont évoqué un possible retrait et donc une non participation à la Coupe du monde 2026. «Avec ce qu’il s’est passé aujourd’hui (samedi) et après cette attaque par les États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager la Coupe du monde, mais les responsables sportifs sont ceux qui doivent décider de cela», a déclaré Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, à la télévision nationale. L’Iran doit jouer contre la Nouvelle-Zélande (15 juin) et la Belgique (21 juin) à Los Angeles, puis l’Égypte (26 juin) à Seattle. Ce dernier match avait été désigné comme le «match des fiertés» du tournoi, en soutien à la communauté LGBTQIA+.
Ce conflit généralisé n’est évidemment pas sans conséquence sur le tournoi footballistique censé accueillir aussi le Qatar (dans le groupe du Canada, de la Suisse et d’un barragiste) et l’Arabie saoudite (opposée à l’Espagne, au Cap Vert et à l’Uruguay).
Comptant parmi les barragistes qui à la fin du mois doivent se disputer les derniers tickets pour ce Mondial 2026, l’Irak se retrouve enclavée dans la zone la plus sensible, avec un espace aérien totalement bouclé à l’heure qu’il est. Impossible dans ces conditions de réunir ainsi la sélection appelée à affronter le 31 mars prochain à Monterrey (Mexique) le rescapé de la confrontation entre la Bolivie et le Suriname. Cela pour intégrer la poule des Bleus, de la Norvège et du Sénégal.
« La FIFA et la Confédération asiatique de football sont pleinement informées de l’évolution de la situation de notre équipe, communique ce jeudi la Fédération irakienne de football. En raison de la fermeture de l’espace aérien, notre sélectionneur, Graham Arnold, est dans l’impossibilité de quitter les Emirats arabes unis. De plus, plusieurs ambassades demeurent fermées, empêchant ainsi de nombreux joueurs et membres de l’encadrement d’obtenir un visa pour le Mexique. »
Des prix élevés
Alors que la Coupe du monde 2026 était initialement promise comme abordable, le compte n’est pas vraiment bon. Si, selon la Fifa, près de sept millions de billets ont été mis en vente, certains prix de billets étaient assez hauts. Les billets les moins chers sont à 60 dollars (Autriche-Jordanie ou Brésil-Haïti). La majorité est affichée à au moins 200 dollars pour les matches des nations majeures, et à 2.000 dollars pour la finale pour la catégorie la moins chère alors que les meilleures places culminent à 8.680 dollars. La Fifa a réservé un quota de billets à 60 dollars pour les associations de supporters et il existe les plates-formes de revente.
Mais en plus des matchs, il faut ajouter le prix du billet d’avion, de l’hébergement dont les prix flambent aussi, la nourriture, la location d’un véhicule également, plusieurs stades étant à 30 minutes du centre-ville. Selon les chiffres d’Expedia Group, les nouvelles prévisions indiquent que les dépenses des voyageurs dans les villes hôtes nord-américaines, pour l’hébergement, les transports terrestres et la restauration, devraient dépasser 8,1 milliards de dollars entre juin et août 2026, soit une hausse de près de 750 millions de dollars par rapport à la même période l’an dernier.
Source – Agences