Coupe du Monde 2026 : l’organisation du Mexique ridiculise les États-Unis et le Canada. Le Mexique file en 8es de final

Le Mexique a battu mardi l’Équateur 2-0 au stade Azteca de Mexico, décrochant son billet pour les 8es de finale. Il s’agit également du premier match à élimination directe remporté en Coupe du monde depuis 40 ans par les Mexicains. Plus d’un million de personnes se sont rassemblées pour faire la fête dans les rues de la capitale mexicaine, principalement autour du monument de l’Ange de l’Indépendance, dans le centre de la capitale, selon les estimations de la mairie.

Pendant que les États-Unis et le Canada s’enlisent dans les polémiques depuis le début du Mondial, le Mexique offre une démonstration de ferveur populaire. Qualifiée avec un sans-faute, la Tri entraîne tout un pays dans une fête qui ridiculise ses deux voisins.

Depuis le coup d’envoi du tournoi, le football a souvent été relégué derrière une interminable succession de polémiques du côté des États-Unis et du Canada. Les retards provoqués par des protocoles météo devenus envahissants, les difficultés de transport aérien qui ont perturbé supporters et délégations, les inquiétudes autour des visas pour certains acteurs iraniens, sénégalais, haïtiens, irakiens ou encore congolais, les contrôles migratoires jugés excessifs, les tensions diplomatiques autour de Donald Trump après les restrictions visant certains ressortissants, sans oublier les critiques visant Gianni Infantino et la politique tarifaire de la FIFA, ont régulièrement monopolisé l’attention.

Pendant que les deux voisins accumulaient les controverses, le Mexique avançait presque en silence, porté par un enthousiasme populaire qui n’a cessé de grandir. Sur le terrain comme dans les tribunes, le pays donne aujourd’hui l’impression d’avoir compris ce que beaucoup attendaient avant tout d’une Coupe du Monde, une immense fête populaire où le ballon reste au centre de toutes les conversations.

Cette opposition saute encore davantage aux yeux au moment où le Mexique aborde les matchs à élimination directe avec une confiance totale. La Tri a bouclé sa phase de groupes par un impeccable trois sur trois en dominant largement la République tchèque sur le score de (3-0), validant une première place parfaitement maîtrisée après avoir déjà assuré sa qualification. La dynamique est telle que l’engouement dépasse désormais largement le cadre du sport.

Les autorités de Mexico ont décidé d’autoriser le télétravail pour une partie des agents publics lors du prochain match de la sélection. Les établissements scolaires de la capitale ont également suspendu les cours afin de permettre aux familles de vivre ce rendez-vous historique. Une décision inimaginable dans un pays où la compétition serait vécue dans la crispation.

Alors que les États-Unis multiplient les débats sur la sécurité, les frontières ou l’organisation, le Mexique assume pleinement l’idée qu’une Coupe du Monde appartient aussi à ceux qui la vivent dans la rue. Dans les quartiers de Mexico, de Guadalajara ou de Monterrey, les habitants installent des téléviseurs sur les trottoirs, tendent des câbles électriques, sortent les enceintes et improvisent des fan zones bien plus authentiques que certains espaces officiels. Les marchands ambulants servent tacos, bières, aguas frescas et tequila pendant que les enfants courent avec des maillots verts sur les épaules. Les masques de lucha libre remplacent parfois les traditionnels drapeaux, les mariachis croisent les DJ de quartier et chaque but déclenche une clameur qui résonne dans toute la ville.