Benoît Larrouquis, nouveau député de la 2e circonscription des Français de l’étranger

Suppléant d’Éléonore Caroit, qui vient d’être nommée au gouvernement, Benoît Larrouquis fait son entrée à l’Assemblée nationale. Établi au Mexique depuis 28 ans, il est devenu, le 13 novembre 2025, député des Français de la 2e circonscription, qui regroupe l’Amérique latine et les Caraïbes. Entrepreneur dans le domaine de l’assurance santé, Benoît Larrouquis a fondé il y a 20 ans le cabinet de courtage Expat Assurance, qu’il dirige toujours aujourd’hui.

Suppléant d’Éléonore Caroit, désormais ministre déléguée aux Français de l’étranger, Benoît Larrouquis confie avoir pressenti cette évolution : « Je me doutais bien qu’Éléonore Caroit allait un jour devenir ministre ». Il souligne le « travail colossal » mené par la députée depuis 2022, mais admet avoir été surpris par sa nomination dans ce gouvernement : « Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit nommée sur ce gouvernement ».

À l’étranger lorsque la nouvelle de la nomination d’Eléonore Caroit dans l’équipe de Sébastien Lecornu, tombe, Benoît Larrouquis organise en urgence son arrivée à Paris : « Le lendemain de sa nomination, je suis arrivé à Paris pour prendre la mesure des choses » nous confie-t-il au cours de ce podcast sur les antennes Lesfrancais.press.

Une transition express et la formation d’une équipe dès la première semaine

Arrivé « dans l’œil de l’ouragan », il doit immédiatement constituer son équipe parlementaire. Pour cela, il s’appuie sur l’expérience acquise autour d’Éléonore Caroit et l’engagement de ses collaborateurs.

Une semaine seulement après la nomination de la ministre, l’équipe est opérationnelle. Le 13 novembre, une fois installé officiellement au Palais Bourbon comme député, commence le marathon administratif : badge, bureau, documents, procédures. « Les gens à l’Assemblée nationale sont plutôt efficaces et très aimables », note-t-il.

Les premières heures de Benoît Larrouquis dans l’hémicycle sont marquées par la découverte d’un climat politique plutôt tendu. Il raconte avoir été « choqué » par les positions de certains groupes : « J’ai été surpris… choqué de la position du Rassemblement national et de la France insoumise, de leur déni total de négociation ».

Mais il tient aussi à souligner l’engagement des députés de l’arc républicain : « J’ai été agréablement surpris de voir des gens engagés… qui arrivent à travailler ensemble ». Une entrée en matière intense : « J’arrive dans un moment assez tendu, très intéressant, mais c’est intense ».

Un mandat de député incertain, mais une méthode claire

Le mandat de suppléant de Benoît Larrouquis dépendra de la stabilité du gouvernement. Une éventuelle fin de mission d’Éléonore Caroit à son ministère signifierait son retour à l’Assemblée. Pourtant, cette incertitude ne modifie en rien son approche : « Si on s’arrête à ça, on ne fait rien au final… On y va, on est à fond ».

Aussi, totalement mobilisé, il confie même : « Je dors sur place depuis le 13 novembre », le temps de maîtriser rapidement les rouages parlementaires. Il rappelle qu’Éléonore Caroit reste très connectée à la zone : « Elle est franco-dominicaine… bien sûr qu’elle regarde vers la circonscription ». La relation de travail entre les deux responsables reste fluide : « On a travaillé pendant trois ans… On est très en phase ». Les priorités communes sont déjà engagées, notamment sur la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ou l’éducation via l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Des priorités fortes : CFE, éducation, entrepreneurs et diplomatie parlementaire

Ainsi, lors de cette interview, le nouveau député présente une feuille de route dense pour les Français de l’étranger. D’abord, la disponibilité totale pour répondre aux sollicitations : « On a à peu près une centaine de mails par jour ». Il détaille aussi ses sujets majeurs qu’il portera à l’Assemblée nationale : la réforme de la CFE, et également consolidation financière de l’AEFE : « Je ferai partie du groupe de travail… afin de garantir la pérennité de cette agence » nous dit-il.

Concernant le réseau d’entrepreneurs français à l’étranger, chef d’entreprise lui-même, il veut « mettre en place quelque chose de plus pragmatique » pour aider les entrepreneurs à gagner en visibilité et décrocher des contrats. Dans le cadre d’une diplomatie parlementaire active, il souhaite « renforcer la coopération bilatérale entre la France et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ». Passionné d’ornithologie, Benoît Larrouquis compte s’investir dans la protection de la faune, en France comme dans la région.

Une présence annoncée sur le terrain dès janvier

Pour l’instant absorbé par l’urgence législative, notre invité promet une forte présence en circonscription : « Vous me verrez très souvent… parce que c’est là que je porterai l’essentiel de mon effort ». La transition, assure-t-il, s’est faite « dans les meilleurs délais », portée par une équipe « extrêmement motivée » et par l’atout rare d’une ministre issue de la même circonscription.