Footer  American Express + Crystal
Footer  American Express + Crystal
Footer  American Express + Crystal

État d’urgence sanitaire déclaré au Mexique ! Quelles sont les mesures? (Voir conférence)

Le gouvernement mexicain a déclaré lundi 30 mars l’état d’urgence sanitaire, avec l’instauration de mesures plus strictes destinées à lutter contre la propagation du coronavirus.

Les autorités sanitaires ont fait état lundi d’un total de 1094 cas confirmés d’infection, contre 993 la veille, et de 28 décès liés au virus, soit huit de plus que la veille.

La suspension des activités non-essentielles est prolongée jusqu’au 30 avril et les rassemblements de plus de 50 personnes sont désormais interdits.

Mexico demande aussi aux personnes âgées de 60 ans et plus et aux personnes les plus vulnérables de respecter à la lettre les recommandations de confinement.

Le premier cas de coronavirus a été signalé en Chine le 31 décembre 2019. C’était il y a 90 jours. Au Mexique, le premier cas est apparu le 28 février 2020, soit il y a 31 jours.

En outre, il est instamment demandé au secteur privé d’adopter immédiatement des modalités de télétravail, de travail à distance ou similaires.

Le ministre des Affaires étrangères Ebrard a également assuré que les entreprises devaient payer le salaire des travailleurs en totalité pendant l’urgence sanitaire, ce sera la loi ! Ils ne pourront pas licencier !

Quelles sont les mesures qui ont été prises?

MESURE 1

-Suspension au 30 avril de toutes les activités non essentielles hormis bien sur celles liées aux urgences sanitaires et plus globalement le secteur de la santé,

– sécurité publique, intégrité et souveraineté nationale.
– activité législative
– secteurs essentiels au fonctionnement de l’économie
– les programmes sociaux du gouvernement se poursuivent

MESURE 2:
– les réunions de plus de 50 personnes interdites
– lavage des mains, etc.

MESURE 3.
– le confinement volontaire est encouragé au 30 avril. Limitation volontaire de la mobilité.

MESURE 4:
– Ne doivent pas aller travailler (même si elles sont dans un secteur essentiel) les plus de 60 ans et les personnes diagnostiquées: hypertension, diabète, immunosuppression, état de grossesse,.

Le matin même le président du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador a écarté l’usage de la force pour contraindre la population à rester chez soi. « Pas d’Etat d’urgence, aucun autoritarisme, tout par la raison et le droit. Nous devons persuader » assure t il.

Article du 26 mars 2020 – Une crise sanitaire plus longue au Mexique ?

Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador (AMLO) a participé ce matin á une vidéoconférence du G20 avec les principaux leaders du monde pour préparer la riposte á la menace d’une récession économique mondiale causée par le Covid-19 !

Hier le sous secrétaire á la santé Hugo López-Gatell a fait des révélations importantes !

Mercredi 25 mars au soir, le sous secrétaire á la prévention en charge de la promotion de la santé au Mexique, Hugo López-Gatell a annoncé que le pays comptait 475 cas de coronavirus déclarés et qu’une sixième personne était décédée des suites de l’infection.

Il a également pris de surprise le pays en annonçant que « les conséquences de l’épidémie de coronavirus Covid 19 affecteront le Mexique jusqu’en octobre » et « que la pandémie pourrait atteindre un pic en août prochain ».

En clair le rythme de propagation est bien plus lent qu’en europe et pour cause, le Mexique a fermé ses écoles 15 jours en moyenne plus tôt que les pays actuellement les plus infectés!

Par ailleurs les états régionaux (le Mexique est une fédération comme les états-unis d’amérique) ont pris des mesures de semi-confinement en demandant aux populations de rester chez elles, au moins quelques jours, et cela participe bien sur à une moindre contamination par le covid-19.

Le sous secrétaire à la santé a également admis qu’il préférait que les « choses soient plus lentes » pour éviter qu’un nombre élevé de cas sevères viennent saturer les services de santé du pays dans un avenir plus ou moins proche.

Un chômage en hausse qui semble inévitable !

Reste à savoir si la population pourra supporter une longue période de semi-confinement avec toutes les conséquences que cela engendre ! Hausse du chômage, notamment dans le secteur de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, revenus en baisse, voir pas de revenus du tout, c’est une cascade de conséquences économiques et sociales que les autorités devront affronter dans les semaines et les mois à venir.

A ce sujet les autorités ont annoncé que des tentatives de vols par effraction ont eu lieu dans 11 municipalités du Mexique principalement au Oaxaca et dans l’état de Mexico ces derniers jours, certains très spectaculaires comme celui du supermarché Chedraui de Tecémac attaqué par un groupe d’hommes armés à bord d’un pick up!

Ricardo Salinas Pliego, président d’un des plus grands conglomérats du Mexique a d’ailleurs fait les grands titres des journaux en diffusant un vidéo dans lequel il s’oppose à l’idée de confinement qui ne fait qu’éloigner les mexicains du travail et qui aurait pour effet « de les faire mourir de faim au lieu du coronavirus ».

Le travail donc comme unique source de revenus et l’activité économique en priorité sur la santé….un débat qui touche également les États-Unis d’Amérique ou Donald Trump a clairement fait le choix de l’économie d’abord !

Les pays du G20 peuvent ils enrayer la crise économique?

C’est dans ce contexte que le président AMLO a abordé le G20 ce matin en soulignant les points suivants:

  • une attention particulière doit être portée aux micro entreprises familiales dont la plupart constituent l’économie informelle
  • ne pas fermer les frontières ou modifier les politiques tarifaires de manière unilatérale
  • ne pas manipuler le prix du pétrole qui ne fait qu’affecter les pays producteurs les plus pauvres
  • mettre un frein á la spéculation financière
  • il a également souligné l’importance de la famille pour enrayer l’épidémie…

Par ailleurs le président AMLO a demandé à ce que ce soit l’ONU qui contrôle la vente et la distribution de matériel médical et de médicaments de manière à éviter la spéculation qui ne fait que favoriser les pays les plus riches.

Un G20 virtuel sous l’égide de l’Arabie Séoudite

Réunis en vidéoconférence pour un sommet extraordinaire de 90 minutes organisé par la présidence saoudienne, les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont souligné leur détermination à former un front uni contre la pandémie du covid-19.

A l’issue d’un sommet extraordinaire, en vidéoconférence, les leaders du G20 ont promis de tout faire pour enrayer l’épidémie de covid-19 et d’assurer le rebond de la croissance. Ils ont aussi promis leur aide aux pays pauvres !

Une « priorité absolue » pour répondre à ses conséquences sanitaires, sociales et économiques. Reste qu’aucune mesure concrète et spectaculaire, à la hauteur des enjeux actuels, n’a été annoncée. Malgré les sombres perspectives économiques qui s’accumulent….

Mercredi, c’était au tour de l’agence de notation financière Moody’s d’avertir que les économies du G20 devraient être dans leur ensemble en récession cette année. « Les économies du G20 vont subir un choc sans précédent dans la première moitié de l’année et se contracteront sur l’ensemble de l’année avant de rebondir en 2021 », prévoit l’agence.

5.000 milliards mobilisés

Dans leur communiqué final de trois pages, le G20 se contente d’égrener des engagements et des promesses connues. « Nous nous engageons à faire tout ce qu’il faut et à utiliser tous les outils politiques disponibles pour minimiser les dommages économiques et sociaux de la pandémie, rétablir la croissance mondiale, maintenir la stabilité du marché […] », écrivent-ils.

Ces derniers ont ainsi souligné qu’ils injectaient « plus de 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale, dans le cadre de leurs politiques budgétaires, de mesures économiques et de systèmes de garantie ciblés pour contrer les impacts sociaux, économiques et financiers de la pandémie ».

Autre promesse : « Nous nous engageons à continuer de travailler ensemble pour faciliter le commerce international et à coordonner les réponses de manière à éviter toute interférence inutile avec le trafic et le commerce internationaux ». La demande du président chinois Xi Jinping appelant les pays du G20 à abaisser leurs droits de douane est restée lettre morte.

Le FMI demande des fonds d’urgence

Face à l’inquiétude alimentée par la décision de plusieurs pays de fermer leurs frontières, le G20 a insisté sur le fait que « les mesures d’urgence en matière de protection sanitaire » seraient « ciblées, proportionnées, transparentes et temporaires ».

Inquiets des conséquences de la pandémie sur les pays en développement et les pays pauvres, les leaders du G20 considèrent que « la consolidation de la défense de la santé en Afrique est une clé pour la résilience de la santé mondiale ».

Sur ce point, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a appelé les Etats à mettre au pot pour doubler les capacités de financement d’urgence de l’institution de Washington. Pour l’heure, le Fonds dispose d’un montant de 50 milliards de dollars.

Source – GJ et Agences

Touracancun 728