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Dossier – L’économie mexicaine en berne et des perspectives mitigées !

L’économie mexicaine s’est contractée de 0,1% en 2019, une première depuis dix ans, selon les chiffres de l’Institut national des statistiques (INEGI) rendus publics mardi. Le gouvernement d’Andrés Manuel Lopez Obrador se montre relativement optimiste pour 2020. 

Il s’agit du premier recul de la deuxième économie d’Amérique latine depuis 2009, lorsque le Produit intérieur brut (PIB) mexicain avait chuté de 5% en raison de la crise financière mondiale. Selon l’INEGI, le PIB au quatrième trimestre a connu une baisse de 0,4% par rapport à la même période en 2018.

Le secteur secondaire, qui comprend les activités manufacturières, vitales pour l’économie du pays latino-américain, a reculé de 1,9 %, tandis que les activités tertiaires, qui englobent le vaste secteur des services, n’ont pas connu de changement par rapport à la même période en 2018. Les activités primaires, qui comprennent principalement l’agriculture et l’élevage, ont en revanche connu une hausse de 1,7%.

Ce léger repli de l’économie met à mal les engagements du président de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, qui a promis une progression moyenne de 4% pour les six ans de sa présidence, ce que les analystes considèrent désormais comme inatteignable.

Le Mexique table sur une embellie de sa croissance en 2020

Après un millésime 2019 calamiteux, le gouvernement d’Andrés Manuel Lopez Obrador se montre relativement optimiste pour 2020. Il compte s’appuyer sur les retombées du plan de relance attendu et l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada. Mais rien n’est encore joué.

Andrés Manuel Lopez Obrador a promis une progression moyenne de 4 % pour les six ans de sa présidence, un objectif que beaucoup jugent inatteignable, est bien décidé à repartir de l’avant avec un vaste plan de séduction des investisseurs étrangers.

Un vaste plan de séduction des investisseurs étrangers

Prévu pour être dévoilé au secteur privé dans les prochains jours, il devrait regrouper, selon le ministre de l’Energie, Alfonso Romo, des projets d’une valeur totale d’une centaine de milliards de dollars. « L’énergie se taillera bien entendu la part du lion, mais le plan concernera également des infrastructures, depuis les routes jusqu’aux ports, en passant par les télécommunications. »

De la relance par les grands travaux en quelque sorte, un schéma classique qui doit permettre à l’économie de trouver un nouveau souffle. Après avoir enregistré une réelle décélération l’an dernier, en raison des incertitudes élevées générées à la fois par l’arrivée du nouveau gouvernement – il a fait annuler la construction de l’aéroport géant de Mexico – et par les conclusions attendues de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada, l’année 2020 doit être celle d’un nouveau départ.

Arturo Herrera, ministre des Finances, voit même quelques motifs d’optimisme avec la maîtrise de l’inflation (3,8 % en 2019 après 4,9 % l’année précédente) et la stabilisation de la dette (37 % du PIB, dont 46 % pour la dette publique et 48 % pour le secteur privé). Quant à Pemex, la compagnie pétrolière, sa production a cessé de décroître… après quinze années de contraction. Arturo Herrera en est convaincu, le principal moteur va venir de  l’accord de libre-échange conclu avec les Etats-Unis et le Canada qui doit permettre aux chaînes de logistique de fonctionner de nouveau, de quoi autoriser le ministre à espérer une accélération de 2 % du PIB en 2020.

L’optimisme du gouvernement n’est guère partagé par la plupart des analystes

La majeure partie des prévisions s’orientent plutôt vers une faible croissance de 1 % cette année, voire moins. En cause, le ralentissement américain qui peut être plus accentué qu’il n’y paraît à présent et pénaliserait du même coup les exportations mexicaines de pièces détachées automobiles et de composants électroniques.

Par ricochet, la consommation des ménages pourrait être, elle aussi, touchée  compte tenu de la diaspora mexicaine qui vit aux Etats-Unis et renvoie chaque année une partie de ses revenus aux familles (2,8 % du PIB l’an dernier). Sans doute, cette baisse va creuser le déficit courant, mais sans affecter la situation financière du pays qui demeure confortable. Les réserves en devises équivalent à 5,7 mois d’importations et 15 % du PIB.

Le nouveau défi pour l’équipe en place va être de tenir son budget 2020 dans les marges avec lesquelles il a été établi. Or, celles-ci s’annoncent à bien des égards ambitieuses, puisque le budget a été calculé sur la base d’une croissance de 2 %, et la production pétrolière de 1,9 million de barils par jour alors qu’elle n’est que de 1,7 actuellement.

Source – Agences et les echos.fr

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