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Brigitte Bardot vent debout contre l’importation de viandes mexicaines !

L’accord UE-Mexique, finalisé le 28 avril, prévoit l’ouverture du marché européen à 20 000 tonnes de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits. Une nouvelle fois, Brigitte Bardot interpelle le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume.

« Alors que les Français étaient confinés, affolés d’être touchés par cette pandémie qui fait tant de victimes et plonge nombreux citoyens, commerçants et petites entreprises dans la faillite, nous découvrons avec dégoût les arrangements passés en douce, entre l’Union européenne et le Mexique, pour importer 20.000 tonnes de viande bovine à droits de douane réduits ».

Et B.B., loin de travailler du sombrero, de poursuivre de plus belle.

« L’importation de cette viande bovine mexicaine dont l’empreinte carbone est démentielle et qui, jusqu’à présent, ne répondait pas aux normes sanitaires européennes est un véritable scandale, un poison ! (…) La France ne devrait pas se plier au bon vouloir de la Commission européenne », flingue pour finir la pensionnaire de la Madrague qui en 1965, s’illustra dans le western échevelé, « Viva Maria! » tourné au… Mexique!

« Elle a tout à fait raison, opine Jean-Daniel Tavé président de L’union des artisans bouchers charcutiers du Var. Nous en avons assez de ces marchandises importées et pas toujours fiables, négociées au nom d’échanges commerciaux avec la France, alors que nos bouchers ont tout ce qu’il faut avec 98% de races à viande française. Idem pour les fruits et légumes venus de pays qui n’ont pas les mêmes normes que nous en matière de pesticides », défend le représentant départemental.

Des viandes non conformes

Un scandale, pour l’interprofession française qui rappelle que ces viandes étaient jusqu’à aujourd’hui interdites sur le sol européen en raison de leur non-conformité aux normes sanitaires de l’UE.

Alors que l’essentiel de nos efforts ont dernièrement été concentrés sur la crise liée au coronavirus, nous avons aussi travaillé à l’avancement du calendrier sur le commerce et les échanges (…). Je suis donc très satisfait du fait qu’avec nos partenaires mexicains, nous partagions des points de vue similaires et que notre travail commun porte ses fruits », a salué Phil Hogan, le Commissaire européen au commerce et ancien commissaire à l’agriculture, dans un communiqué diffusé le 28 avril après la finalisation de l’accord entre l’UE et le Mexique.

Or, cet accord valide l’importation sur le sol européen de 20 000 tonnes par an de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits (7,5 %), « et ce, alors que les viandes bovines mexicaines, qui ne présentent pas de garanties suffisantes sur le plan sanitaire, étaient jusqu’à aujourd’hui exclues des échanges commerciaux entre l’UE et le Mexique », dénonce Interbev dans un communiqué du 29 avril.

Souveraineté alimentaire

Alors que la notion de souveraineté alimentaire n’a jamais été aussi présente dans les esprits, à la lueur de la crise économique et sanitaire liée au coronavirus, la conclusion de cet accord interpelle. « Depuis le début de la crise mondiale liée au Covid 19, les institutions européennes répètent que tout doit être mis en œuvre, dans le « monde d’après », pour préserver notre souveraineté alimentaire », rappelle Interbev.

Source – web-agri.fr

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