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Le Mexique figure au 143e rang sur 180 dans le classement sur la liberté de la presse !

Environ 150 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 2000, selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF) qui souligne que 92% des crimes contre les journalistes restent impunis dans le pays. Parmi eux, 29 l’ont été depuis le début du mandat du président de gauche, au pouvoir depuis 2018.

Les assassinats de Lourdes Maldonado, le 23 janvier à Tijuana, et celui de Heber Lopez à Oaxaca le 10 février, ont conduit les journalistes de tout le pays à descendre dans les rues lundi pour manifester.

Le président mexicain Andrés Manuel Lapez Obrador a assuré aux journalistes du pays qu’ils n’étaient «pas seuls» et que justice sera rendue pour les assassinats de cinq de leurs collègues depuis le début de l’année. «Vous n’êtes pas seuls», a déclaré le président lors d’une conférence de presse à Tijuana, en Basse-Californie (nord-ouest), affirmant que son gouvernement n’agirait pas «avec indolence».

«Ici, depuis Tijuana, où nous avons enterré deux de nos collègues, Margarito Martinez et Lourdes Maldonado, en moins d’une semaine, nous ne cesserons de réclamer justice», a déclaré la journaliste Sonia de Anda. Le chef de l’État qui a déjà promis «zéro impunité» pour les assassins de journalistes, a appelé à la «confiance» dans les enquêtes en cours. «Nous allons faire les choses bien, non seulement parce que c’est notre responsabilité, mais aussi parce que c’est notre conviction», a-t-il déclaré.

Le président mexicain avait été pointé du doigt par des organisations de défense des droits de l’Homme, tels le Comité de protection des journalistes ou Human Rights Watch, pour avoir publiquement dénigré la critique journalistique.

Au Mexique, un début d’année particulièrement sanglant pour les journalistes

Avec cinq journalistes tués en moins d’un mois et demi, l’année 2022 a commencé de manière sanglante pour la liberté de la presse au Mexique. 

L’assassinat d’Heber Lopez Vazquez, 39 ans, directeur du site d’information Noticias Web, abattu dans l’État d’Oaxaca porte à cinq le nombre de journalistes tués depuis début 2022, contre sept pour l’ensemble de l’année 2021. Le reporter a été assassiné alors qu’il rentrait chez lui en voiture dans la ville de Salina Cruz. Deux meurtriers présumés ont été arrêtés.

En janvier, quatre journalistes mexicains avaient déjà été tués. Deux à Tijuana, la journaliste de télévision Lourdes Maldonado et le photoreporter Margarito Martinez ; Roberto Toledo, collaborateur du média en ligne Monitor, dans l’État de Michoacan, et José Luis Gamboa, dans l’État de Veracruz.

Pour Pauline Ades Mevel, rédactrice en chef de l’organisation Reporters sans frontières (RSF), difficile d’expliquer les causes précises cette recrudescence d’assassinats. Mais ils ont à chaque fois un but bien précis selon elle. « Ce qui est certain, c’est que ce sont des signaux très forts qui sont envoyés aux journalistes, souligne-t-elle. Quand on assassine un journaliste au Mexique, on déstabilise l’ensemble des journalistes parce qu’ils se savent, en tout cas tous ceux qui enquêtent, investiguent sur des sujets dangereux, savent qu’ils peuvent être le prochain sur la liste. »

Au lendemain du dernier assassinat, vendredi 11 févier, le président du Mexique Manuel Lopez Obrador a promis une « impunité zéro ». Mais RSF dénonce l’impunité dont bénéficie ces crimes. « Ce que Reporters sans frontières dénonce haut et fort, c’est non seulement ce degré de violence mais c’est surtout le fait que les autorités doivent absolument agir, mettre en place des mécanismes de sécurité que nous réclamons, insiste-t-elle.

L’État mexicain, qui est probablement un des pays où le plus de journalistes sont assassinés chaque année, doit transformer les déclarations d’intentions en décisions courageuses pour garantir un environnement sûr et décent pour les journalistes, et c’est extrêmement important que ceux qui se savent menacés puissent continuer de travailler dans des conditions normales et non pas exposés à de tels risques. »

Le Mexique figure au 143e rang sur 180 dans le classement sur la liberté de la presse établi par RSF.

Sources – Agences et RFI

 

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