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Roman : Plongée au cœur de l’industrie du kidnapping au Mexique !

Ces dernières années, quelque 100 000 personnes auraient disparu au Mexique, enlevées par des cartels. Terres voraces, roman bref et sidérant, jette une lumière crue sur les vies brisées derrière ce chiffre vertigineux.

Son auteur, Sylvain Estibal, journaliste, a longtemps dirigé le bureau de l’Agence France-Presse à Mexico. Mais il a choisi la fiction pour dire l’ampleur et la violence du phénomène.

Écrit dans une langue sombre et poétique, Terres voraces raconte l’histoire d’une femme mexicaine d’origine modeste, Lucia, mère célibataire de deux enfants. Sa fille de seize ans vient de disparaître, enlevée par un cartel. Lucia rassemble la somme demandée pour la rançon, mais l’argent ne garantit pas le retour de sa fille. Le cynisme des gangs est tel que le racket s’organise souvent autour d’un mensonge : que les familles paient ou non, leurs proches disparaîtront, liquidés, parfois après avoir été torturés, ou prostitués de force pour les femmes et les enfants.

Face à l’absence de sa fille, Lucia se lance dans la quête d’une dépouille, comme le font des milliers de pères, mères, frères, sœurs et enfants de disparus au Mexique. Équipés de bric et de broc, arpentant des zones ultra-dangereuses où dorment des charniers, rentrant chez eux chargés de sacs d’os, de morceaux de corps en décomposition, de lambeaux de vêtements et de touffes de cheveux, ces hommes et ces femmes rassemblés par le malheur sont devenus malgré eux enquêteurs et médecins légistes, en marge d’une société qui choisit de les ignorer.

En sombrant dans cette quête éperdue, Lucia, aidée d’un photoreporter et de ses compagnons d’infortune, incarne avec puissance l’immense tragédie d’un Mexique en perte de sens, dans lequel les zones ultra-touristiques côtoient des ghettos où la vie humaine ne vaut pas une poignée de dollars.

Faisant le portrait d’un pays en souffrance, corrompu et sans justice, qu’il connaît par cœur, Sylvain Estibal met en garde contre l’ultra-consumérisme et la défaite des institutions. Pour lui, ce Mexique postmoderne est un avant-poste des crises sociétales qui menacent nos États si nous ne veillons pas à leur intégrité.

Rencontre.

Le Point : Vous êtes journaliste. Pourquoi avoir choisi la fiction pour aborder le phénomène des disparitions au Mexique ?

Lire la suite sur le journal Lepoint.fr

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