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Des méga-projets enjeux de «sécurité nationale» au Mexique !

Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a décrété que les méga-chantiers de son mandat -nouvel aéroport de Mexico et train touristique dans la péninsule du Yucatan- représentaient des enjeux de «sécurité nationale» face à la contestation que ces projets suscitent. 

«Est déclarée d’intérêt public et enjeux de sécurité nationale la réalisation des projets et des chantiers à la charge du gouvernement», d’après un décret publié au Journal officiel qui inquiète les adversaires du pouvoir de gauche en place. Trois partis d’opposition ont annoncé qu’ils allaient déposer un recours devant la Cour suprême.

Elu fin 2018 pour un mandat unique de six ans selon la Constitution, le président de gauche Lopez Obrador a lancé la construction d’un nouvel aéroport à Mexico, d’un train touristique Maya de 1.500 km à travers la péninsule du Yucatan, ou encore d’une raffinerie à Tabasco (sud-est). L’exécutif a confié à l’armée la réalisation d’une partie de ces grands projets. Plusieurs plaintes en justice – «amparo», soit des contrôles de constitutionnalité – ont été déposées contre le train Maya, un projet contesté par des communautés locales tout comme l’aménagement de l’isthme de Tehuantepec entre les Caraïbes et le Pacifique.

«Zéro corruption»

Le président a assuré que sa décision n’allait pas compliquer l’audit des grands projets (mandat de six ans). «Cela n’a rien à voir avec une affaire de transparence. Nous sommes tous obligés de rendre des comptes», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse quotidienne. «Nous avons tous la conviction d’agir avec honnêteté. Zéro corruption».

L’Institut national d’accès à l’information (INAI) a cependant annoncé un recours devant la Cour suprême car la décision présidentielle «viole le droit d’accès à l’information». Cette décision pourrait permettre des «adjudications directes» de marchés publics dans passer par des appels d’offres, selon José Roldán, du Centre d’enquête et d’expertise économique (CIDE).

Le président Lopez Obrador estime que les recours en justice contre ses méga-projets sont des opérations politiques de l’opposition.

Source – Agences

LesFrancais.Press
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