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Art-Deco-Mode: Le design mexicain à la conquête du monde !

Une nouvelle génération de créateurs s’inspirant de savoir-faire précolombiens s’apprête à séduire l’Europe mais le Mexique demande aussi des explications aux marques de vêtements espagnole Zara et américaines Anthropologie et Patowl après l’utilisation d’éléments culturels des peuples autochtones dans leurs collections…

Alejandra Frausto, ministre mexicaine de la Culture, a demandé fin mai des explications aux trois marques, après l’utilisation de dessins indigènes.

L’institution a envoyé des lettres aux trois marques les appelant à clarifier publiquement « sur quels motifs une propriété collective » appartenant à divers peuples autochtones de l’État méridional d’Oaxaca « est privatisée ». « C’est un principe de considération éthique qui, localement et globalement, » nous oblige à attirer l’attention et à discuter de « la protection des droits des peuples autochtones qui ont été historiquement invisibles », disent les lettres datées du 13 mai et signées par la ministre de la Culture, Alejandra Frausto.

Dans le cas de Zara, détenue par la société espagnole Inditex, le ministère note la robe Midi avec une ceinture qui reprend des éléments de la culture mixtèque, de la municipalité d’Oaxaca à San Juan. Quant à Anthropologie, le vêtement mis en cause est le short brodé Marka, qui contient des détails de la culture et l’identité du peuple Mixe de Santa María Tlahuitoltepec.

Patowl a, pour sa part, réalisé divers T-shirts imprimés de sa collection Tops, faisant « une copie fidèle » des vêtements traditionnels du peuple zapotèque de la communauté de San Antonino Castillo Velasco, précise le ministère.

Dans ces lettres, Alejandra Frausto invite les marques à ne pas porter atteinte à « l’identité et l’économie du peuple » et prône un « commerce équitable » qui traite les créateurs, entrepreneurs et designers autochtones sur un pied d’égalité.

Le design mexicain à la conquête du monde

Une nouvelle génération de créateurs s’inspirant de savoir-faire précolombiens s’apprête à séduire l’Europe. Portée par une production responsable et fondée sur des matériaux naturels.

De plus en plus de jeunes designers mexicains arpentent le monde pour se former, avant de revenir créer dans leur pays d’origine. C’est ce qu’a constaté la curatrice et experte en design Kristen de la Vallière, Américaine installée à Paris , qui est partie se plonger l’hiver dernier dans cet écosystème propice à l’inspiration, entre teintes saturées, vestiges archéologiques, architecture moderne, imaginaire tropical et art de vivre balnéaire. Autant d’éléments qui structurent le terreau fertile du design mexicain.

Fernanda Salamanca (31 ans) et Andrea Gadsden (26 ans), du duo Difane, se sont rencontrées à Milan, où l’une travaillait chez un éditeur de mobilier et l’autre étudiait le design industriel. Rentrées au Mexique, elles ont développé en 2020 une collection baptisée « Tacubaya » (le nom d’un quartier de Mexico), pour laquelle des créateurs locaux leur ont livré des pièces inspirées de l’histoire du pays et qu’elles ambitionnent désormais de diffuser en Europe.

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